Proxmox VE est un hyperviseur libre basé sur Debian, KVM et LXC. Il transforme un serveur en plateforme de virtualisation avec interface web, en quelques minutes.
1. Préparer le serveur
- CPU avec virtualisation matérielle (VT-x/AMD-V) activée dans le BIOS.
- 16 Go de RAM minimum pour un usage confortable, SSD fortement recommandé.
- Deux disques idéalement (système + données) ou un miroir ZFS.
- Une adresse IP fixe pour l'interface de management.
2. Installer
L'ISO s'écrit sur clé USB (Rufus, dd, Etcher) puis l'installation est guidée. Points d'attention :
- choisir ext4 pour un serveur simple, ZFS (RAID1) si vous avez deux disques ;
- définir un mot de passe root fort et une adresse email valide ;
- l'interface (8006/tcp) sera accessible sur
https://IP:8006.
3. Réseau : le point clé
Par défaut, Proxmox crée un bridge vmbr0 rattaché à votre interface physique. Les VM et conteneurs y sont branchés comme sur un switch virtuel.
Configuration typique /etc/network/interfaces :
auto vmbr0
iface vmbr0 inet static
address 192.168.1.10/24
gateway 192.168.1.1
bridge-ports enp1s0
bridge-stp off
bridge-fd 0
Pour un VLAN par VM, créez un bridge VLAN-aware puis associez chaque VM au bon tag 802.1Q. Le plan VLAN génère les sous-réseaux correspondants.
4. Créer une VM
- Téléchargez une ISO dans
local→ ISO Images (Debian, Ubuntu Server…). - Create VM : nom, ISO, type de disque (VirtIO SCSI), taille, cœurs, RAM.
- Réseau : bridge
vmbr0, modèle VirtIO (paravirtualisé, plus rapide). - Console → installateur de l'OS, ensuite activez
qemu-guest-agentdans la VM.
5. Conteneurs LXC
Pour un service Linux simple, un conteneur LXC est plus léger qu'une VM : pas d'émulation matérielle, démarrage quasi instantané. Réservez les VM aux OS non-Linux, aux besoins noyau spécifiques ou aux tests réseau profonds.
6. Bonnes pratiques
- Sauvegardez :
Datacenter → Backupplanifie desvzdump(mode snapshot) vers un stockage externe, jamais sur le même disque. - Snapshots avant mise à jour, suppression après validation (ils ne remplacent pas une sauvegarde).
- Un VLAN/pont dédié pour le management, accessible seulement depuis vos réseaux d'administration.
- Surveillez l'usage CPU/RAM/IOPS : la surallocation disque se paie en latence.